Ne manquez pas ces rendez-vous exceptionnels 👇 (News/événements) Login Exposant
23.09.2026 Informations générales J - Entreprises de services

Un premier record à CHF 18’000 pour l’optimisation d’une machine-outil

Les réductions de gaspillages énergétiques désormais rémunérées en industrie
Depuis l’adoption de la nouvelle loi, la plateforme suisse E2LINK relie les réductions de gaspillages réalisées sur le terrain aux fournisseurs d’énergie prêts à les racheter sous forme de certificats.

Jusqu’en 2024, réduire les gaspillages en entreprise permettait déjà à l’entreprise en question d’augmenter son bénéfice net.
Ce qui a changé : le nouveau dispositif fédéral sur les gains d’efficacité électrique ajoute désormais une deuxième valeur possible à ces réductions de gaspillages : lorsqu’elles répondent aux critères applicables, elles peuvent être valorisées auprès d’un fournisseur d’électricité. Les premiers certificats APE actuellement traités sur E2LINK illustrent concrètement ce mécanisme, avec des valorisations allant d’environ CHF 500 à CHF 18’000. Le montant le plus élevé concerne l’optimisation d’une machine-outil.

Du vote populaire aux réductions de gaspillages effectuées dans les ateliers
Le nouveau mécanisme s’inscrit dans la loi fédérale relative à un approvisionnement en électricité sûr reposant sur les énergies renouvelables et sur les économies d’énergie. Acceptée par 68,7 % des votants en juin 2024, elle vise notamment à renforcer l’efficacité du système électrique suisse.

L’art. 46b de la Loi sur l’énergie (LEne) introduit des objectifs annuels de gains d’efficacité pour les fournisseurs d’électricité. L’Ordonnance sur l’énergie (OEne) précise à l’art. 51a que les fournisseurs ayant vendu au moins 10 GWh à leurs consommateurs finaux l’année précédente doivent réaliser des économies équivalant à 1 % en 2026, 1,5 % en 2027 et 2 % par an à partir de 2028.

Pour atteindre ces objectifs, les fournisseurs peuvent mettre en oeuvre leurs propres mesures d’efficacité ou acquérir auprès de tiers des preuves de réductions de gaspillage réelles faites en entreprise. L’art. 51b OEne prévoit notamment que les mesures prises en compte correspondent aux meilleures technologies disponibles et permettent de mesurer ou de chiffrer les réductions de gaspillages réalisées.

Un dispositif co-construit par ceux qui doivent le faire fonctionner
La plateforme suisse E2LINK n’a pas été conçue comme un simple projet logiciel. Son développement s’est appuyé sur un groupe multidisciplinaire réunissant des industriels, des auditeurs énergétiques, des fournisseurs d’électricité ainsi que par l’AES (association des entreprises électriques suisse) et des spécialistes des outils de mesure et d’analyse. Les développements ont été suivis par le secrétariat Effel chargé par l’OFEN de réguler la collecte des quotas pour pouvoir créer des certificats valides aux yeux des fournisseurs d’énergie.

L’objectif : transformer une réduction de gaspillage faite sur une machine en certificat APE pour obtenir une rémunération auprès du fournisseur d’énergie.
Les industriels réalisent les actions d’amélioration sur le terrain.

  • Les auditeurs énergétiques accompagnent la mesure, le calcul, la documentation et la validation des gains.
  • Les fournisseurs d’électricité recherchent des mesures d’efficacité pouvant contribuer à leurs objectifs.
  • E2PME / E2LINK apporte les outils permettant de structurer les données, les preuves et la mise en relation.

L’industriel peut ainsi conserver son auditeur habituel tout en comparant différentes possibilités de valorisation auprès de fournisseurs d’électricité.

Une réduction de gaspillage peut désormais avoir deux valeurs
Pour l’entreprise, le bénéfice est potentiellement double : l’optimisation se retrouve mécaniquement comme augmentation de son bénéfice net ; la preuve des réductions de gaspillages ainsi obtenues peut ensuite, si la mesure est éligible et validée, faire l’objet d’une rémunération additionnelle.


EXEMPLE PÉDAGOGIQUE CHF 10’000/an × 8 ans = CHF 80’000 de réductions de gaspillages cumulés + CHF 10’000 de valorisation financière = CHF 90’000 de valeur totale Illustration simplifiée : la durée d’impact et la valorisation dépendent de la mesure et de sa validation mais les ordres de grandeur représentent des gains faciles à obtenir pour une entreprise moyenne.


« Jusqu’ici, les équipes de maintenance et d’amélioration continue créaient surtout de la valeur en réduisant les gaspillages. Le nouveau cadre ajoute une deuxième dimension : certaines de ces réductions de gaspillages d’électricité peuvent désormais être reconnues et acquérir une valeur financière propre. Cette valeur financière compense largement le montant investi dans l’identification, l’analyse et la valorisation des certificats. Le bénéfice pour l’entreprise est donc net dans tous les cas. » Richard Pasquier, directeur et cofondateur d’E2PME.

Une trajectoire engagée avant le nouveau cadre fédéral
E2PME travaille sur cette problématique depuis sa création en 2018. Son objectif statutaire est précisément de concevoir et diffuser des solutions permettant de réduire les gaspillages énergétiques des systèmes industriels. Le nouveau mécanisme fédéral ne remplace donc pas la démarche technique développée depuis plusieurs années : il lui ajoute une possibilité de reconnaissance et de valorisation économique.
Cette continuité est au coeur d’E2LINK : relier des réductions de gaspillages qui existaient déjà dans les ateliers aux nouveaux besoins de preuve et de valorisation du système électrique suisse.

Des gains déjà significatifs dans l’industrie
Les potentiels ne se limitent pas aux investissements lourds. Réglages machines, périodes de veille, auxiliaires, air comprimé, procédures de mise en route ou rétrofits peuvent représenter des gisements importants lorsqu’ils sont mesurés et comparés au besoin réel de production.
Des démarches menées avec les outils E2PME ont déjà permis d’identifier des réductions de gaspillage importants sur des sites industriels. Un cas documenté représente 150 MWh de gaspillages évités en quelques mois avec une amélioration de la production ; un autre retour terrain communiqué par E2PME fait état d’une baisse d’environ 20 % de la consommation électrique d’un site industriel sur une année de projet.

E2PME dispose par ailleurs d’une méthodologie de calcul pour les mesures non standard, déjà utilisée dans le cadre d’une première recette d’APE déposée et validée sous la référence OFEN 25NSM-004.

« Une entreprise ne devrait plus se demander uniquement combien elle peut économiser, mais aussi si les réductions de gaspillage qu’elle réalise peuvent être démontrées, reconnues et valorisées. C’est ce lien entre action terrain, preuve et valeur que nous voulons simplifier avec E2LINK. » Richard Pasquier, directeur et cofondateur d’E2PME.

Pour en savoir plus
Richard Pasquier, directeur et cofondateur
E2PME Sàrl
richard.pasquier@e2pme.ch
www.e2pme.ch
www.e2link.ch

Un premier record à CHF 18’000 pour l’optimisation d’une machine-outil

Commentaires

Nouveau commentaire

L'adresse est utilisée pour valider votre identité.